Des Coupes du monde aux Championnats du monde, Caroline Ulrich connaît les grands rendez-vous. Mais à une semaine de son entrée en lice olympique, la Boélande s’apprête à vivre un moment unique : écrire une page d’histoire du ski alpinisme aux Jeux, avec fierté.
Caroline Ulrich rejoindra Bormio lundi. Avec ses skis, son équipement et, surtout, son oreiller. « Pour être sûre de bien dormir. D’avoir au moins ça pour améliorer un petit peu mon sommeil », sourit-elle. Les nuits italiennes pourraient en effet être agitées. Car l’athlète de La Tour-de-Peilz et tous les participants au sprint et au relais mixte des JO marqueront l’histoire, à l’occasion de la grande première du ski alpinisme dans le programme olympique. L’excitation est ainsi grande, mais l’appréhension également.
Un moment historique
« C’est vrai que ce n’est pas évident de savoir comment s’y préparer. J’aborde ça plutôt avec envie et plaisir pour le moment. J’espère que la pression ne va pas venir tout emporter à quelques jours, mais pour le moment ça a l’air de bien aller », témoigne Caroline Ulrich. La jeune femme de 23 ans ressent avant tout de la fierté et de la reconnaissance. Elle aura pour objectif de profiter un maximum, et de faire briller son sport. « Le fait de pouvoir participer est déjà un grand pas. Le reste, ça sera du bonus. »
Contrairement aux épreuves habituelles, le format olympique du sprint, sur lequel la Boélande s’élancera le 19 février, sera quelque peu différent. Pas de qualifications, mais directement des quarts de finale. Et des pauses entre les manches plus longues qu’à l’accoutumée. « Nous ne nous sommes jamais mesurées les unes aux autres sur un format comme ça. Mais on peut s’y préparer. On connaît très bien notre corps. Ce sont des détails à ajuster, comme gérer au mieux la nutrition. »
Repos et entraînement ces dernières semaines
Ces ajustements, Caroline Ulrich a dû composer avec récemment. Les dernières épreuves de Coupe du monde se sont tenues les 31 janvier et 1er février dernier, à Boí Taüll (Espagne). « Pour moi, c’est vraiment bienvenu parce que ça permet de récupérer et de se préparer plus spécifiquement pour les Jeux. Ça me fait beaucoup de bien d’être à la maison et de pouvoir me mettre en jambes tranquillement », indique la Vaudoise, qui avait pris le 10e rang du sprint qui faisait office de répétition générale en Catalogne.
« J’avoue que j’étais un peu déçue, mais c’était aussi très intéressant pour moi, un bon apprentissage, parce que je sais exactement les erreurs que j’ai faites ce jour-là. J’ai vraiment trop donné sur le quart de finale et après je n’avais plus les jambes pour performer en demi », analyse-t-elle. Caroline Ulrich a ainsi toutes les cartes en main pour faire de ces Jeux Olympiques une aventure inoubliable. Réponse le 19 février sur le sprint et – peut-être – le 21 sur le relais mixte.
Thierry Nicolet










































