- L'attelage sera à l'honneur pour la cinquième fois au concours hippique d'Aigle. Mais cette année, la compétition fera office de finales romandes. (© Société Hippique d'Aigle et Environs)
À quelques jours du coup d’envoi du concours hippique d’Aigle, les organisateurs composent avec des températures caniculaires. Pour garantir le bien-être des chevaux, des cavaliers et du public, plusieurs mesures spécifiques ont été mises en place.
La chaleur exceptionnelle de ce début d’été constitue l’un des principaux défis de l’édition 2026 du concours de la Société Hippique d’Aigle et Environs (SHAE). « On a du beau, alors on est content. Mais c’est vrai que cette année c’est un peu extrême », sourit Alain Masnari, président du comité d’organisation. Il a ainsi fallu s’adapter. À commencer par penser au bien-être des chevaux. Plusieurs points d’eau ont ainsi été installés sur le site, notamment à la sortie des pistes. Des douches supplémentaires ainsi que des espaces d’abreuvement sont également mis sur pied. Les cavaliers et meneurs ne sont pas oubliés : des bouteilles d’eau leur seront remises après leurs épreuves.
La gestion du terrain des Glariers fait également partie des préoccupations majeures. Depuis plusieurs jours, les équipes arrosent intensivement la place des Glariers pour assouplir le sol. « Il ne faut pas qu’il soit trop dur, pour le bien-être des chevaux », explique Alain Masnari. Une attention particulière rendue possible grâce au soutien de la commune, témoigne le président en plein préparatifs d’un événement planifié près de dix mois à l’avance. Malgré ces contraintes, les organisateurs se réjouissent d’accueillir le public – pour qui l’entrée est gratuite – au cœur d’Aigle. « Promouvoir le sport équestre, c'est le but de notre société. Montrer aux gens que ce n’est pas seulement monter un cheval ou aller sur un char. Il y a toute une histoire derrière, toute une préparation… »
Les finales romandes d’attelage au programme
Les épreuves de saut d’obstacles se dérouleront vendredi et samedi, avant de laisser place dimanche aux compétitions d’attelage, qui accueilleront cette année les finales romandes. Un rendez-vous qui vise aussi à faire découvrir cette discipline un peu moins connue. « Les jeunes sont un peu plus découragés avec l’attelage. C'est plus de travail et un coût supplémentaire. Au moment de venir au concours par exemple, on doit avoir deux transports : un pour le cheval et un pour le char. Mais c'est à nous d’en montrer une bonne image et de pourquoi pas motiver des jeunes ou moins jeunes », indique Alain Masnari. Les festivités débuteront vendredi dès 8h00.
L'interview
Thierry Nicolet








































